Addict au chocolat : comment s’arrêter à un seul carré ?

UN carré de chocolat : c'est tout ce que tu t'étais autorisée à manger.

Sauf qu’une heure plus tard, toute la tablette a été engloutie. Et toi, tu es là à te demander ce qui t'a encore pris.

Tu as essayé de te limiter, de ne plus en acheter, d'en planquer dans des endroits inaccessibles… Mais malgré tous tes efforts et toute ta bonne volonté, c’est toujours le même scénario qui se répète : impossible de contrôler tes envies.

Pour être passée par là moi aussi, je sais à quel point ça peut te paraître impossible de t'arrêter à un seul carré, ou à quelques bouchées de ces aliments que tu adores. Alors aujourd’hui, j’aimerais qu’on aille creuser sous la surface pour analyser et comprendre ce qui se cache derrière ton comportement alimentaire.

Pourquoi est-ce si difficile de résister ? Pourquoi as-tu l'impression d’être complètement addict au chocolat ? Qu'est-ce qui se joue vraiment dans ces moments où tu craques ?

Dans cet article :

  1. On va faire le point sur cette prétendue « dépendance au chocolat » et ce qu’elle implique au quotidien. 

  2. Tu vas découvrir pourquoi tu es accro au chocolat et ce qui fait que tu n’arrives pas à t’arrêter quand tu en manges.

  3. Pour te faire prendre conscience de tes croyances et des mécanismes à l’œuvre derrière ton comportement compulsif, je vais te raconter l'histoire de Caroline. Celle-ci va probablement résonner avec ce que tu vis toi-même depuis des années, voire des décennies.

  4. Enfin, je vais t'expliquer comment ne plus perdre le contrôle face au chocolat, mais aussi face à tous tes aliments préférés (viennoiseries, sucreries, chips, fromage, etc.). Tu vas voir que le pire des obstacles, c'est toi qui te le mets toute seule.

✨ Je suis Johanne Averdy, coach en alimentation émotionnelle, podcasteuse et auteure du best-seller « Mon cahier Kilos émotionnels ». Dans mon livre et mes programmes d’accompagnement, j’ai encapsulé les meilleures techniques qui m’ont aidée à sortir de mon obsession pour la nourriture et pour mon poids. Ma mission : t’aider à identifier les VRAIES raisons qui te poussent à trop manger, pour retrouver confiance en toi et te libérer de l’alimentation émotionnelle compulsive.

Addict au chocolat

Ça veut dire quoi être accro au chocolat ?

Être accro au chocolat, c'est avoir l'impression d'être dépendante de cet aliment : tu y penses très souvent, tu ressens un besoin urgent et irrépressible d’en manger et tu es incapable de t’arrêter quand tu commences à dévorer une tablette ou n’importe quel autre produit chocolaté. 

Au-delà d’aimer le chocolat, tu as l’impression qu’il s’agit d’une véritable addiction, comme si tu avais désespérément besoin d’en consommer pour te sentir bien.

Les signes qui peuvent te faire penser que tu es addict au chocolat :

  • Cet aliment occupe une place disproportionnée dans ton esprit. Tu y penses tout au long de la journée, parfois même de façon obsessionnelle. Tu te demandes s’il t’en reste à la maison, si tu devrais en racheter ou non, quand tu vas pouvoir en manger aujourd’hui, si tu vas pouvoir tenir jusqu’au dîner, etc.

  • Quand tu commences à en manger, tu ne sais plus t'arrêter.

  • Tu caches ou tu minimises ton comportement. Tu en manges seule, debout devant le placard, le soir quand tout le monde dort. Tu évites d'en parler et tu dissimules les emballages de peur que quelqu’un les voie.

  • Le plaisir d’en manger disparaît très vite, remplacé par la honte et la culpabilité après avoir cédé à tes pulsions.

  • Tu attribues au chocolat un pouvoir démesuré. À lui seul, il peut gâcher ta journée, faire échouer ton régime, ruiner tous tes efforts.

Est-ce que l’addiction au chocolat existe vraiment ?

Au sens médical du terme, une addiction est une dépendance physiologique à une substance qui crée un manque physique réel si on arrête d’en consommer. C’est le cas pour l'alcool, la nicotine ou certaines drogues.

Or, comme je t’explique dans mon article sur l’addiction à la nourriture, aucun aliment ne crée de dépendance physique. Même la prétendue addiction au sucre est un mythe étant donné l’absence de preuves scientifiques et les controverses autour des études cherchant à prouver qu’il est possible d’être « accro » aux aliments sucrés (que ce soit le chocolat, les gâteaux, les bonbons ou autres).

💡 Ce que tu prends pour une addiction au chocolat ou une forme d’addiction au sucre est en réalité une compulsion alimentaire émotionnelle. Autrement dit, une envie de manger quelque chose de précis, dans un contexte précis, pour répondre à un besoin qui n'a rien de physiologique.

Dans ton cas, c’est le chocolat qui est devenu l'objet de cette compulsion. Mais ça aurait pu être un tout autre aliment, tant qu’il remplit le rôle que tu lui confies : un refuge émotionnel, un échappatoire, une façon de combler un manque, ou encore une source de plaisir dans un quotidien qui te semble fade.

Manger compulsivement du chocolat devient ainsi une façon de te réconforter, de te calmer, d'anesthésier ce que tu ressens, de te tenir compagnie quand tu te sens seule ou même de te récompenser d’avoir bien agi jusqu’ici.

L’histoire de Caroline, addict au chocolat

Pour que tu comprennes bien quels sont les mécanismes à l’œuvre derrière tes compulsions, j’aimerais te raconter l’histoire de Caroline et de ses envies de chocolat. Mais surtout, l’analyser avec toi pour voir ce qui en ressort.

👩🏻 Caroline vient de finir son déjeuner et elle s'est régalée. Elle se sent super bien et s’installe dans son transat.

Soudain, une pensée la traverse : elle finirait bien son repas par un petit carré de chocolat.

Mais elle se ravise tout de suite. Elle se dit qu’elle n’a pas le droit parce qu’elle est au régime et cherche à perdre du poids en ce moment. Alors elle se rabat sur un yaourt 0 % à la place, fière de ne pas avoir craqué.

Sauf qu’un peu plus tard, l’idée de manger du chocolat la taraude de nouveau. Elle repense sans cesse à ce carré de chocolat et se dit « Bon, allez, je vais prendre un deuxième yaourt et c'est sûr, celui-là, il va venir au bout de mon envie ». Elle mange son deuxième yaourt, mais l'envie de chocolat est encore là, bien tenace.

Finalement, lasse et fatiguée d'avoir cette idée obsessionnelle en tête, Caroline se lève et se décide à aller manger son carré de chocolat. Mais là, il se passe un phénomène étrange : incapable de se contenter d'un seul morceau, elle dévore sans réfléchir la moitié de la tablette. Foutu pour foutu, autant la terminer, non ? 

Après ça, Caroline a honte et culpabilise. Elle se promet que c'est vraiment la dernière fois, qu’on ne l'y reprendra plus. Et surtout, elle est persuadée que le chocolat est addictif et qu’elle n’a pas assez de volonté pour s’arrêter à un seul morceau. Pour elle, ce qui vient de se passer est la preuve qu’il ne faut surtout plus qu’elle en mange.

➡️ Si on analyse cette histoire, on peut mettre en lumière toutes les croyances et les mécanismes (souvent inconscients) derrière le comportement de Caroline :

  • « Certains aliments font grossir et d'autres font maigrir ». Ici, c’est le chocolat qui est « mauvais » pour la ligne et le yaourt qui est « bon ». Sauf que quand on commence à associer la nourriture à des jugements de valeur, on ne mange plus selon sa faim réelle, mais selon ce qu’on pense être acceptable.

  • « Si je mange beaucoup d'aliments autorisés, je pourrais être plus forte et plus capable de résister aux aliments interdits ». Pourtant, Caroline se retrouve à surconsommer du yaourt en espérant éviter son envie de chocolat, tout ça pour finir par en manger quand même… Parce que ses pulsions alimentaires ne découlent pas d’une « vraie » faim physique, mais d’une envie émotionnelle.

  • « Je dois lutter contre mes envies ». Caroline combat son envie de chocolat, elle résiste, elle cherche à la faire taire, à la noyer sous des yaourts. Finalement, elle consacre toute son énergie à être en guerre contre elle-même, au lieu de chercher à comprendre ce qui se cache derrière ce besoin compulsif de chocolat.

  • « Mes compulsions alimentaires sont une preuve de mon manque de volonté ». Caroline est convaincue qu’elle manque de discipline et de détermination, qu’elle est « trop faible » face au chocolat. Or, la volonté n'a rien à voir là-dedans, car si Caroline a craqué, c’est parce qu'elle s’est privée, elle a résisté, elle a cherché à compenser et à négocier par tous les moyens… Toute cette tension intérieure fait que ça explose forcément à un moment ou à un autre. Et quand le barrage cède, c’est de façon très violente (toute la tablette y passe, au lieu de juste manger un seul carré).

  • « Le chocolat possède un pouvoir particulier sur moi ». Caroline considère que c’est cet aliment le problème, et ne questionne donc pas le rôle joué par la restriction et la frustration qu’elle s’impose.

  • « Si je mange du chocolat, autant en profiter au maximum ». Une fois qu’elle s’autorise à céder à son envie, Caroline se sent incapable de s’arrêter de manger parce qu’elle sait que demain ce sera fini, les restrictions vont recommencer. Tant qu’à faire, autant y aller à fond !

Toutes ces croyances semblent finalement s'organiser autour d'une idée plus profonde : « Je ne peux faire confiance ni à mon corps, ni à mes envies, ni à moi-même face à certains aliments. Je dois donc faire constamment attention ». C'est cette tentative permanente de contrôle qui nourrit le cycle des compulsions alimentaires.

Plus Caroline essaie de contrôler son envie de chocolat par l'interdiction et la privation, plus le chocolat acquiert un pouvoir d’attraction… Jusqu'à provoquer les excès alimentaires qu'elle voulait justement éviter.

Accro au chocolat

Pourquoi ai-je toujours envie de manger du chocolat ?

Comme le montre l’histoire que je viens de te raconter, il y a plusieurs raisons qui expliquent l’envie compulsive de chocolat et la difficulté à t’arrêter à un seul carré :

  • L’habitude d’utiliser la nourriture pour gérer ou fuir tes émotions négatives (tristesse, peur, colère, solitude, ennui, stress ou encore déception). Peut-être que quand tu étais petite, on te donnait une petite douceur chocolatée après une chute ou une déception. Peut-être aussi que tu as traversé une période douloureuse où le chocolat était le seul plaisir accessible, le seul réconfort à portée de main…. Depuis, c’est devenu ton « aliment doudou », celui qui t’apaise, te soulage et te console.

  • L’interdit et la restriction cognitive. Plus tu essaies de te « contrôler » face au chocolat, plus tu nourris une obsession pour cet aliment. Ton cerveau ne pense plus qu’à ça. Plus tu te prives, plus l’envie prend de la place. Et plus la pression monte, plus le craquage est violent quand il arrive.

  • Toutes les croyances toxiques et dysfonctionnelles vis-à-vis de l’alimentation et plus précisément du chocolat. Certaines te viennent de ta famille, d'autres de la culture des régimes, et d'autres encore de tes propres expériences répétées d'échec (ou de ce que tu perçois comme des échecs). En plus de générer une anxiété permanente, ces pensées négatives te poussent à considérer le chocolat comme un « ennemi », à te restreindre à tout prix et à te méfier de tes envies. Et ce qui est insidieux avec les croyances, c'est qu'elles créent des prophéties auto-réalisatrices. Comme tu crois que tu ne peux pas t'arrêter à un carré, tu n'essaies même pas vraiment ou tu arrives devant la tablette déjà convaincue que tu vas encore échouer. Tu te comportes en accord avec ce que tu crois être vrai.

  • La confusion autour de la perception de tes sensations alimentaires. À force de passer des années à manger selon des règles externes (des horaires extrêmement fixes, des menus pré-établis, des quantités prédéterminées ou encore des listes d'aliments autorisés ou interdits), tu ne sais plus très bien ce que c'est que d'avoir vraiment faim et d’être rassasiée. La moindre envie devient suspecte. Tu n'as plus aucun repère interne pour savoir quand manger et quand t'arrêter.

  • La honte et la culpabilité qui alimentent le cycle des compulsions. Elles aggravent ta détresse et l’inconfort émotionnel à l’origine de tes envies de chocolat. Tant que tu continues à te battre contre toi-même, à te juger, à te punir après chaque craquage, tu restes prisonnière de cette spirale infernale.

Addict au chocolat : que faire ?

Si tu pars du principe que tu es « dépendante au chocolat », la seule solution logique qui s'impose, c'est l'abstinence totale comme on le ferait avec n'importe quelle substance addictive. Tu en conclus qu'il faut t'en éloigner définitivement, ne plus jamais en avoir à la maison, fuir toute occasion d'en croiser.

Mais si tu comprends qu'il s'agit en réalité d'un comportement compulsif d'origine émotionnelle, la perspective change radicalement. Ça veut dire que ce n'est pas le chocolat qui a un pouvoir sur toi : c'est plutôt ta façon à toi de gérer tes émotions à travers la nourriture qui s'est construite au fil du temps autour de cet aliment précis.

Heureusement, ce qui s'est construit peut se défaire progressivement grâce à un travail de compréhension des raisons qui te poussent vers le chocolat (des besoins non comblés, une difficulté à gérer tes émotions, des croyances toxiques, des habitudes qui te maintiennent dans les mêmes schémas, etc.).

Ce travail de fond pour arrêter d’être addict au chocolat et redevenir une mangeuse libre (capable de savourer ses aliments préférés sans excès ni culpabilité) passe par 3 étapes essentielles :

  1. Déconstruire toutes les étiquettes, les croyances et les peurs autour du chocolat. Petit à petit, c’est ce qui va permettre de diminuer la charge émotionnelle que tu as associée à cet aliment, et donc de le rendre moins attractif. Car tant qu’il reste, dans ta tête, un aliment « interdit » ou « dangereux », il continuera à exercer sur toi cette fascination malsaine propre à tout ce qui est inaccessible.

  2. Arrêter de diaboliser le chocolat et lever tes interdits alimentaires. Concrètement, ça veut dire t'autoriser à manger en pleine conscience ce qui te fait vraiment envie, sans condition, sans contrepartie et sans estimer devoir le « mériter » par un déficit calorique ou une journée de privation.

  3. Réapprendre à te faire confiance pour réguler tes prises alimentaires, en te reconnectant progressivement à tes sensations corporelles (la faim, la satiété et le rassasiement, mais aussi le plaisir de savourer un aliment qui te fait envie). Ça veut dire ralentir au moment de manger, goûter vraiment, observer ce qui se passe en toi pendant que tu manges, plutôt que d'avaler rapidement en mode pilote automatique. Ça veut dire aussi t'autoriser à t'arrêter quand tu sens que tu n'as plus vraiment envie, et accepter l'idée que tu pourras remanger plus tard si l'envie revient, sans urgence ni culpabilité.

Addiction au chocolat : que faire ?

✨ Tu te sens prête à faire ce travail de déconstruction pour sortir de ton obsession pour le chocolat et reprendre le contrôle de ton alimentation ?

Je t’invite à rejoindre « Mission Sensations Alimentaires » (MSA), mon plan d’action guidé sur 30 jours pour retrouver confiance en ton corps, comprendre les mécanismes qui alimentent tes compulsions et retrouver une relation sereine avec la nourriture.

Ce qui t’attend à l’intérieur :

✓ Le plan d'action précis sur 30 jours pour comprendre les mécanismes qui se jouent derrière tes compulsions, et apprendre à remanger avec plaisir tous tes aliments préférés (dont le chocolat), sans excès ni culpabilité.

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Cet article de blog est un contenu pédagogique qui ne vise pas à diagnostiquer, traiter ou remplacer un suivi médical ou thérapeutique. Il ne constitue pas un avis médical ou nutritionnel. Si tu souffres de troubles physiques, mentaux ou alimentaires graves, il est essentiel de consulter un professionnel de santé.

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