Aliments interdits : 3 techniques pour les remanger sans excès

Combien d'aliments as-tu évincés de ton assiette ces dernières années dans le but de « mieux manger » et d’enfin maigrir ? Les pâtisseries, le chocolat, les glaces, les chips, le fromage, et peut-être même le pain ou les pâtes... La liste ne cesse de s’allonger, mais ton poids, lui, ne redescend pas. Et pour cause : tu finis TOUJOURS par céder à la tentation en mangeant compulsivement la nourriture proscrite par le dernier régime que tu as décidé de suivre.

Et si je te disais que ce sont justement ces interdits alimentaires permanents qui te poussent à craquer, et non pas un manque de motivation ? Plus tu passes ta vie à fuir certains aliments qui te font envie, plus ils prennent de place dans ta tête. Tu auras beau avoir toute la meilleure volonté du monde, cette obsession sera toujours plus forte.

L’une des étapes clés pour sortir de cette logique de restriction à laquelle tu te raccroches chaque jour dans l’espoir de perdre du poids : réintroduire progressivement ces aliments interdits qui t’obsèdent, de façon à pouvoir les remanger sans culpabilité et surtout sans excès.

Pour t’aider à atteindre cet objectif, je vais partager avec toi 3 techniques que j’utilise avec les femmes que j’accompagne en coaching. Mais avant, il me semble important de faire un point sur ce mécanisme qui te pousse à t’interdire de manger des aliments que tu catégorises comme « mauvais » pour ta ligne, en t’expliquant d’où ça vient et pourquoi cela participe à tes compulsions.

Les aliments interdits par les régimes quand on a peur de grossir

Qu’est-ce qu’un aliment interdit ?

Un aliment interdit est un aliment que tu as banni de ton alimentation pour une raison précise, généralement parce que tu les considères comme « trop gras », « trop sucrés » ou « trop caloriques ».

Par exemple, tu vas t’interdire de toucher aux biscuits de tes enfants, de prendre ton dessert préféré au restaurant, ou de passer devant la boulangerie pour ne pas être tentée d’acheter des viennoiseries. Si ton conjoint insiste pour aller dans un fast-food, tu vas remplacer le burger et les frites par une salade, la mort dans l’âme et la faim au ventre, mais bien décidée à respecter ta liste d’« aliments à éviter à tout prix ».

🚩 Attention, il y a une énorme nuance à bien comprendre ici, car c'est cette confusion qui entretient ton sentiment de légitimité à te priver :

  • Il existe des interdictions alimentaires réelles, justifiées médicalement, pour protéger ta santé (allergies qui peuvent entraîner des réactions graves, intolérances alimentaires qui provoquent des symptômes digestifs, contre-indications liées à des traitements médicaux, ou encore évictions de certains produits pour prévenir un risque sanitaire en cas de grossesse). Dans ces situations, il y a des conséquences mesurables, objectives et parfois immédiates.

  • La nourriture interdite pour perdre du poids ou garder la ligne, quant à elle, dépend uniquement de règles externes, souvent arbitraires, que tu appliques religieusement sans te poser de questions. Le chocolat ne te rendra pas malade, le pain ne provoquera pas de réaction allergique chez toi et les pâtes ne mettront pas ta vie en danger. Factuellement, ces aliments ne sont pas nocifs pour ton organisme si tu en consommes de temps en temps.

Cette différence est cruciale puisqu'elle détermine si ton interdiction est légitime ou si elle participe à tes compulsions. S’il n’y a aucune raison médicale qui justifie l’éviction d’un aliment de tes menus quotidiens, c’est qu’il s’agit d’une restriction mentale que tu t'infliges volontairement pour contrôler ton poids.

D’où viennent ces interdits alimentaires ?

Comprendre l'origine de tes aliments interdits est essentiel si tu veux te libérer de leur emprise sur ton mental. Parce que tant que tu ne comprends pas d'où viennent ces privations que tu t'imposes, tu continueras à les considérer comme légitimes, justifiées, voire nécessaires.  

Cette prise de conscience est aussi libératrice, parce qu'elle te permet de remettre en question ces règles que tu suis aveuglément. Elle t'offre la possibilité de construire une relation à la nourriture apaisée, basée sur TES besoins, TES sensations et TON équilibre, au lieu de te fier à des injonctions externes arbitraires.

Ce qui peut expliquer pourquoi tu t’interdis de manger certains aliments :

  • Les croyances alimentaires transmises par ta famille dès ton plus jeune âge. On t’a peut-être répété que « le pain fait grossir », ou que « le dessert, c'est seulement si tu finis tes légumes ». Si ta mère était souvent au régime, tu as probablement appris que c'est normal pour une femme de restreindre son alimentation. Et si on te félicitait quand tu mangeais peu et qu'on te faisait des remarques quand tu te resservais, tu as appris que ta faim était quelque chose à contrôler, voire à réprimer.

  • Les commentaires de ton entourage sur ton corps et ton alimentation. Par exemple, tes amies qui te parlent constamment de leur dernier régime et scrutent ce qu'il y a dans ton assiette, ton collègue qui se moque de ton « appétit d’ogre » pendant la pause du midi, ou encore ton conjoint qui fait des remarques sur ta prise de poids. Chaque remarque, même dite avec bienveillance, renforce l'idée que ton alimentation et ton physique sont des sujets de préoccupation légitime pour tout le monde, et que certains aliments sont à surveiller.

  • La peur panique de grossir et l'obsession de correspondre à l'idéal de beauté et de féminité véhiculé par les médias et la société en général. Dans les publicités, les films, les séries ou encore les magazines, les corps féminins représentés sont presque toujours minces, lisses et parfaits. On te martèle que pour être désirable et digne d'amour, tu dois avoir une silhouette fine. Or, s'autoriser à manger certains aliments, c’est courir le risque de prendre du poids, et donc risquer de perdre ta valeur aux yeux des autres, d'être rejetée, jugée, moins aimée.

  • La culture des régimes avec les fameux programmes minceur qui fleurissent à chaque rentrée, chaque début d'année, chaque début d'été. Chacun de ces programmes a sa liste d'interdits (le régime Dukan a diabolisé les glucides, le régime cétogène bannit les céréales et certains produits laitiers, tandis que la détox estivale te fait éliminer des catégories entières d'aliments sous prétexte de purifier ton organisme).

Tes propres expériences passées et ton histoire avec ton poids. Tu as créé des liens de cause à effet dans ta tête, souvent erronés, mais qui se sont ancrés comme des vérités. Et ces preuves personnelles renforcent tes interdits (« Je le sais, MOI, que cet aliment me fait grossir, je l'ai vécu ! »). Sauf que ce n'est jamais un seul aliment en lui-même qui t'a fait prendre du poids, mais un ensemble de facteurs. Malheureusement, il est plus simple d'incriminer un aliment que de regarder ce qui se passe vraiment dans ta vie et dans ton rapport à l'alimentation.

Certains interdits alimentaires participent au cercle vicieux des compulsions

Pourquoi est-ce mauvais de s’interdire de manger certains aliments pour perdre du poids ?

Maintenant que tu as compris d'où vient cette idée qu’il existe des aliments à interdire, il est temps d'aborder la question qui fâche : pourquoi est-ce que ces interdits, que tu considères comme une stratégie intelligente pour perdre du poids, sont en réalité ce qui te maintient prisonnière de tes compulsions et de tes kilos en trop ?

Le problème, c’est que les interdits alimentaires que tu t’imposes de façon arbitraire :

  • Donnent un sentiment de pouvoir et de contrôle vis-à-vis de ce que tu manges, alors que c’est tout l’inverse. Car avoir le contrôle de ton alimentation, c’est être en capacité de faire des choix conscients et libres autour de la nourriture, sans être influencée par des croyances négatives ou un discours intérieur toxique sur la bouffe.

  • Entretiennent l’idée reçue que maigrir est une question de volonté. Tu continues à croire que la solution réside dans plus de contrôle, plus de discipline, plus de volonté. Autrement dit, tu continues à chercher la solution là où se trouve le problème.

  • Entretiennent aussi l’idée que ton objectif est de combattre ta dépendance à la nourriture, ou même de lutter contre ton addiction au sucre. Or, si tu craques en dévorant toute la tablette de chocolat sans pouvoir t’arrêter, ce n'est pas parce que c’est « addictif », mais parce que c'est la dernière fois que tu t'autorises à en manger avant longtemps. Ton cerveau se dit « Profites-en maintenant À FOND tant que tu peux ! »

  • Te poussent à devenir toujours plus obsédée par ton objectif de perte de poids, alors que c’est totalement contre-productif. Plus tu es obsédée, plus tu es dans le contrôle mental permanent, ce qui t'épuise et te pousse à céder encore plus violemment.

  • T’empêchent de manger en respectant tes sensations de faim et de satiété, alors que ces signaux naturels de ton corps sont les meilleurs garants de la régulation de tes prises alimentaires et donc de ton poids.

  • Te maintiennent dans un cercle vicieux où le sentiment d’échec, la honte et la culpabilité alimentaire aggravent ton état émotionnel et prépare le terrain pour les prochaines compulsions alimentaires.

À l’inverse, quand tu t’autorises à manger un aliment qui te fait envie sans culpabiliser ni stresser, tu le démystifies et tu lui retires le pouvoir émotionnel que tu lui accordes. Tu ne seras plus tentée de te jeter sur lui pour chercher du réconfort, du soulagement ou du plaisir après t’être tant restreinte. Il ne t’apparaîtra plus comme « irrésistible » ou « trop tentant ». Et surtout, tu pourras t’arrêter après quelques bouchées, pleinement consciente que tu peux en reprendre quand tu veux.

Comment réussir à manger un aliment interdit sans excès ni culpabilité ?

Lorsque je t’ai donné mes 3 solutions pour te libérer de l’obsession alimentaire, je t’ai conseillé de commencer par remanger progressivement tous les aliments interdits afin de te libérer de leur pouvoir d’attraction. L’idée n’est pas de te jeter sur la nourriture dont tu te prives habituellement, mais plutôt de la réintroduire de façon astucieuse à ton alimentation, en douceur et à ton rythme. Au lieu de te répéter « Je ne peux pas en manger, je n’en ai pas le droit, c'est interdit pour moi », je t'invite à te dire « Je vais apprendre à faire la paix avec cet aliment qui me fait peur, et je vais m'exercer à ça dès aujourd'hui ». Pour t’aider à passer à l’action, voici 3 techniques simples et très concrètes pour remanger un aliment interdit sans excès, sans regret et sans culpabilité.

Technique 1 : le consommer avec un aliment autorisé 

La première technique consiste à associer ton aliment interdit à un aliment que tu as l’habitude de consommer parce que tu le considères comme « bon », « healthy » ou « sain ».

Par exemple, tu peux manger :

  • Des chips avec du guacamole ou du houmous.

  • Du chocolat avec des fruits frais (des fraises, une banane, du raisin, etc.).

  • Des biscuits avec de la compote.

Le but n’est pas de baisser l'addition calorique, mais de casser l'automatisme avec différentes textures et différentes saveurs. Parce que quand on est une mangeuse émotionnelle compulsive, il n'y a rien de pire que d'avaler une chips après l'autre, un biscuit après l'autre, en mode « pilote automatique ». 

Technique 2 : l’ajouter à un plat qu’on juge « sain » ou « bon »

Deuxième technique pour dédiaboliser des aliments interdits : intégrer l’un d’entre eux dans un plat que tu considères comme « sain » ou « équilibré ».

Par exemple, tu peux ajouter :

  • Des chips (entières ou émiettées) sur ta salade.

  • Des pépites de chocolat dans ton yaourt ou ton porridge du matin.

  • Des bonbons pour décorer un gâteau fait maison.

Finalement, tu vas te rendre compte que ton aliment interdit peut être un ingrédient parmi d'autres. Cela casse cette séparation mentale que tu as créée entre « les aliments que je m'autorise » et « les aliments que je bannis ». Tu commences à comprendre qu'un repas peut contenir à la fois des légumes ET des chips, ou encore du yaourt ET du chocolat. Cela peut apporter de la saveur, de la texture et du plaisir à une préparation équilibrée.

Technique 3 : l’intégrer à son repas comme une entrée, une garniture ou un dessert

Enfin, troisième et dernière stratégie de réhabilitation que je t’invite à tester : intégrer ta nourriture interdite à ton repas comme une entrée, une garniture ou un dessert (au lieu de te jeter dessus en cachette et de te goinfrer dans l’urgence une ou deux heures après ton déjeuner ou ton dîner).

Par exemple, tu peux :

  • Consommer du fromage en entrée.

  • Avoir des chips comme garniture pour accompagner ton plat principal.

  • Choisir une barre chocolatée glacée en dessert.

Le problème quand tu as interdiction de manger certains aliments, c'est le schéma dans lequel tu t’enfermes : tu te forces à manger un repas que tu juges « sain » ou « équilibré », sans jamais t’écouter. Tu manges une salade sans assaisonnement, un blanc de poulet sec ou des légumes vapeur. Sauf que pendant tout ce repas, tu penses aux chips, à la glace, aux gâteaux qui te font saliver… La frustration monte, l'envie s'intensifie et la tension s'accumule jusqu’à ce que tu cèdes dans la honte et la culpabilité.

Alors que si tu manges ce dont tu as envie dès le départ en l’intégrant pleinement à ton menu, de façon consciente et assumée, tu n'as plus besoin de craquer dessus après. Tu termines ton repas et tu retournes tranquillement à ta vie.

En commençant par les aliments qui sont les plus simples pour toi, tu pourras reconstruire ta confiance et retrouver un début de sensation alimentaire. Le meilleur conseil que je pourrais te donner, c’est d’y aller progressivement et de te faire accompagner si tu en ressens le besoin, pour ne plus te sentir seule face à ce challenge.

La nourriture interdite et celle autorisée

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Grâce à Mission Sensations Alimentaires, tu pourras :

✓ Réapprendre à manger les justes quantités de nourriture, sans effort ni sentiment de privation.

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