GLP-1 pour la perte de poids : miracle ou danger ?
Ozempic, Wegovy, Mounjaro ou encore Saxenda : tu as forcément entendu parler de ces médicaments qu'on appelle les analogues du GLP-1.
Sur les réseaux sociaux (et plus particulièrement sur TikTok), ces injections sont présentées comme la solution ultime pour enfin maigrir. On peut y voir des célébrités qui avouent y recourir pour retrouver une taille fine, des témoignages de pertes de poids spectaculaires, des avant/après qui suscitent une pluie de likes...
Alors forcément, quand tu passes tes journées à penser à la nourriture, que tu te jettes sur les gâteaux après une journée difficile et que tu as l'impression de ne jamais réussir à contrôler tes compulsions, la promesse peut sembler très séduisante.
Sincèrement, je comprends cet attrait. Quand tu as passé des années à enchaîner les régimes et à te battre contre des envies de bouffe qui surgissent de nulle part... L'idée d'une piqûre qui coupe la faim et fait taire les pensées obsessionnelles autour de la nourriture, ça ressemble à un miracle.
Sauf que voilà, il y a beaucoup de questions et de mises en garde autour de ces traitements. Si nous avons aujourd’hui un recul important sur leur efficacité et leurs effets indésirables, leur sécurité à très long terme continue d’être étudiée et surveillée.
Pour démêler le vrai du faux et te parler de ce sujet en étant le plus informée possible, j'ai lancé un appel à témoins et j'ai pris le temps d'échanger avec plusieurs de mes clientes et abonnées qui utilisent ce type de traitement depuis plusieurs mois maintenant.
Aujourd’hui, je te propose de découvrir :
Deux témoignages parmi tous ceux que j’ai reçus : l’un de Victoire qui est sous GLP-1 l’autre de Mathilde Danjou, diététicienne spécialisée en TCA dans le Grand Est.
Quels sont les bénéfices, mais aussi les risques et les dangers des analogues du GLP-1 pour la perte de poids. Y a-t-il des risques et d’éventuels dangers dont il faut être consciente ?
Pourquoi ces injections ne sont pas une solution miracle contrairement à ce que l’on pourrait penser.
Mon objectif : t'aider à comprendre ce que ces injections peuvent réellement changer... mais surtout ce qu'elles ne règleront jamais à ta place. Parce que si elles peuvent contribuer à réduire la faim et à te faire moins penser à la bouffe, le fond du problème, lui, peut rester présent : ta relation dysfonctionnelle avec la nourriture, les émotions que tu cherches à enfouir sous le chocolat ou les chips, ton incapacité à poser des limites et à trouver ta place parmi les autres, les stratégies de compensation qui sont ancrées depuis des années, etc.
👉🏼 Précision très importante : je ne suis pas médecin, et ce que je partage avec toi sur ce blog ne remplacera jamais un avis médical. Cet article n'a pas vocation à te conseiller pour ou contre la prise de ces médicaments, car ce n'est ni mon rôle ni ma compétence. En tant que coach spécialisée en alimentation émotionnelle, je t'apporte un éclairage sur la dimension psychologique et émotionnelle de la relation à la nourriture, pas une expertise médicale. Si tu envisages de recourir à ces traitements, si tu en prends déjà ou si tu as le moindre doute sur ce qui est adapté à ta situation, je t'invite à consulter un professionnel de santé qualifié.
C’est quoi les analogues du GLP-1 ?
Les agonistes ou analogues du GLP-1 sont des médicaments qui reproduisent certains effets de l’hormone GLP-1 (glucagon-like peptide -1) naturellement produite par l’intestin à la fin d’un repas.
Cette hormone permet de :
réguler la glycémie en stimulant la production d'insuline ;
ralentir la vidange gastrique et la digestion ;
couper l'appétit en augmentant la sensation de satiété.
Résultat : grâce à ce leurre pour le cerveau et l’estomac, tu as moins faim, tu te sens rassasiée plus vite, et surtout, tu penses beaucoup moins à la nourriture… Ce qui favorise une diminution des prises alimentaires.
Les agonistes du GLP-1 les plus connus sont :
Ozempic, un traitement sous forme de stylo injecteur développé et commercialisé par le laboratoire pharmaceutique danois Novo Nordisk. Sa molécule active s'appelle le sémaglutide. Dans l’Union européenne, cet analogue du GLP-1 est indiqué chez l’adulte pour le traitement du diabète de type 2, en complément de mesures en matière d’alimentation et d’activité physique. Ainsi, quand tu entends parler d’« Ozempic pour maigrir », il s’agit en réalité d’un détournement de son usage, puisque son indication officielle n’est pas la perte de poids. L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) ainsi que l'Assurance maladie ont d’ailleurs annoncé un renforcement de la surveillance de l’Ozempic pour contenir l'usage détourné de cet antidiabétique à des fins d’amaigrissement.
Wegovy, un médicament également fabriqué par Novo Nordisk et qui contient aussi du sémaglutide, mais à dose plus élevée. Comme Ozempic, il s'administre en injection hebdomadaire. Toutefois, il est spécifiquement indiqué pour la prise en charge du poids chez l'adulte en situation d'obésité ou de surpoids.
Saxenda, une injection médicamenteuse qui s’administre chaque jour et qui est à base de liraglutide, un autre analogue du GLP-1. Commercialisé lui aussi par Novo Nordisk, il est indiqué dans la gestion de l'obésité chez l'adulte.
Enfin, Mounjaro (dont le principe actif est le tirzépatide), une solution injectable qui agit à la fois sur les récepteurs du GLP-1 et du GIP, commercialisée par le laboratoire américain Eli Lilly and Company. Elle est autorisée dans l’Union européenne à la fois pour le traitement du diabète de type 2 et, sous certaines conditions, pour la gestion du poids chez les adultes présentant une obésité ou un surpoids associé à au moins un problème de santé lié au poids.
📍Comme l’indique l’ANSM concernant les conditions de prescription et de délivrance des analogues du GLP-1 pour l’obésité, « ces médicaments sont des traitements de seconde intention, en cas d’échec de la prise en charge nutritionnelle, et en association à un régime hypocalorique et à une activité physique ». Ainsi, ces injections ne doivent pas être utilisées à des fins esthétiques chez des personnes sans surpoids ni problème de santé lié au poids, sous peine de risques d’effets indésirables graves.
Quels sont les avantages des analogues du GLP-1 pour la perte de poids ?
Initialement, les premiers aGLP-1 ont été développés avec un objectif d’aider les personnes atteintes de diabète de type 2 à mieux réguler leur glycémie. Mais les médecins et les chercheurs remarquent un effet inattendu : on peut observer une perte de poids chez les patients, parfois de façon significative. Des essais cliniques sont alors lancés, notamment les programmes STEP pour le sémaglutide et SCALE pour le liraglutide.
📉 Les études menées à plus grande échelle confirment les premiers résultats, à savoir que les analogues du GLP-1 entraînent une perte de poids notable :
Une méta-analyse de 12 essais randomisés (11 459 participants sans diabète) a montré une perte de poids plus importante dans les groupes traités par GLP-1, avec une différence moyenne globale de -7,1 kg.
Une autre méta-analyse plus récente (mars 2026) sur 16 essais contrôlés par placebo indique que 78,5 % des participants sous traitements à base de GLP-1 ont perdu du poids, contre seulement 26,5 % sous placebo.
💬 Grâce à mes recherches et au recueil de témoignages sur le sujet, j’ai pu découvrir de façon très concrète les bénéfices des analogues du GLP-1 pour la perte de poids :
La dose du traitement peut être adaptée en fonction de la réaction de la personne (par exemple la perte de poids observée, le contrôle de la faim et, surtout, la tolérance et les éventuels effets indésirables). En pratique, cela permet de commencer par une dose plus faible, puis d’augmenter progressivement afin de trouver le meilleur équilibre entre efficacité et effets secondaires.
On peut aussi observer une amélioration de l'hygiène de vie. Certaines personnes sont notamment moins attirées par les produits gras et sucrés, ce qui peut contribuer à limiter les fringales compulsives et à favoriser des prises alimentaires plus régulées tout au long de la journée.
Enfin, l’un des principaux bénéfices rapportés est la diminution du bruit mental autour de la nourriture. C'est-à-dire moins d'obsession alimentaire, moins de pensées envahissantes et moins de lutte permanente pour tenter de « contrôler » tes envies. Tu ne passes plus ton temps à penser à ce que tu vas manger plus tard, à ce que tu as le droit de manger ou pas, etc. Or, quand on est une mangeuse compulsive, le bruit qu'occupe la nourriture en permanence dans notre tête est juste énorme.
Quels sont les risques et les limites des aGLP-1 ?
Comme pour tous les médicaments, les injections GLP-1 du type Wegovy, Mounjaro ou Saxenda présentent des inconvénients et des limites, voire des risques pour la santé dans certains cas :
Comme ils ralentissent la vidange de l’estomac, on observe fréquemment des effets secondaires au niveau digestif (nausées, vomissements, diarrhées ou constipations), surtout au début du traitement. Ce serait d’ailleurs l’une des principales causes d’arrêt prématuré d’un traitement GLP-1, sachant qu’il y aurait tout de même 46,5 % des patients atteints de diabète de type 2 et 64,8 % des patients non diabétiques qui interrompent leur traitement dans l'année qui suit.
D’autres effets indésirables et risques plus graves peuvent se manifester comme des problèmes biliaires, une occlusion intestinale ou une pancréatite. Des études récentes suggèrent également qu’il existe un risque très exceptionnel de neuropathie optique ischémique (NOIAA), une atteinte du nerf optique pouvant entraîner une perte de vision. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le cancer de la thyroïde a aussi été évoqué parmi les risques potentiels des AGLP-1, mais les recherches se poursuivent.
Il existe des contre-indications aux aGLP-1, notamment pendant la grossesse, et certaines précautions s’appliquent également en cas d’allaitement.
Ces traitements restent contraignants et coûteux. Depuis le 15 juin 2026, Wegovy et Mounjaro peuvent être pris en charge à 65 % par l’Assurance maladie, mais uniquement pour les personnes présentant un indice de masse corporelle ou IMC égal ou supérieur à 40 (obésité massive) sans comorbidité, ou les personnes présentant un IMC égal ou supérieur à 35 (obésité sévère) avec comorbidité. Leur prix, qui est fixé selon le dosage proposé, reste donc entièrement à la charge du patient pour un usage hors critères stricts, ce qui représente un frein très important.
Il a été démontré que l'arrêt de ces médicaments pour la perte de poids entraîne fréquemment une reprise importante du poids perdu, et encore plus rapide que l’effet yo-yo des régimes amaigrissants ! Or, je rappelle qu’environ une personne sur deux arrête le traitement après un an, en grande partie à cause de ses effets indésirables et/ou de son coût.
Si les aGLP-1 permettent de réduire ce qu’on appelle le bruit alimentaire (les pensées intrusives et les préoccupations obsessionnelles concernant la nourriture), ils ne permettent pas de réapprendre à écouter les sensations naturelles de faim et de satiété, qui restent parmi les meilleurs régulateurs des prises alimentaires et donc du poids. Ce n’est donc pas étonnant si l’arrêt d’un traitement GLP-1 est suivi d’une reprise rapide du poids perdu.
Les témoignages sur ces injections pour perdre du poids
Parmi tous les témoignages que j’ai reçus, j’ai souhaité partager avec toi deux d’entre eux : celui d’une femme qui est sous GLP-1 (Victoire), et celui d’une professionnelle de santé qui m’a fait part de son retour d'expérience par rapport aux patientes qu'elle reçoit, qui ont suivi ou envisagent de suivre ce type de traitement par injection pour perdre du poids (Mathilde Danjou, diététicienne spécialisée en TCA dans le Grand Est). Tu vas voir que leurs témoignages reflètent parfaitement ce qui a été dit juste avant en termes d’avantages et de limites vis-à-vis des analogues du GLP-1.
Le témoignage de Victoire qui est sous Wegovy
« Salut Johanne, j'espère que tu vas bien. Écoute, moi, je suis absolument ravie du traitement. Donc maintenant, je le prends depuis le mois d'octobre. Donc ça va faire octobre, novembre, décembre, juin, février, mars, avril, mai… donc plus de 6 mois. En tout, j'ai perdu 13 kilos. Donc tu vois, c'est une perte qui est relativement lente. Je suis entre 1 à 2 kilos par mois, donc ça me convient très bien. Évidemment, puisque je me marie bientôt, j'aurais aimé perdre plus... Mais voilà, tout en sachant que ce n'était pas un bon objectif. Moi Là, en tout, j'avais 30 kg à perdre puisque j'ai fini ma grossesse avec encore du poids en plus et je l'avais commencé quand même en surpoids.
J'ai eu très peu d'effets secondaires, voire aucun. Dans les quelques effets secondaires allégés, il y a souvent la nausée. Il peut y avoir des petits coups de fatigue, mais qui sont plutôt liés à la régulation de la glycémie. Donc ça, il faut bien manger, bien boire. Ce n'est pas un secret. Et faire attention à bien faire trois repas par jour, ou quatre si on prend une collation. Donc, soit les coups de fatigue, soit la nausée ou parfois les deux, parfois des maux de tête. Mais ça, c'est plutôt lié à la déshydratation. On va dire que c'est des effets secondaires plus liés au phénomène que produit le produit, que le produit lui-même.
Après, évidemment, ça suppose d'être bien accompagné par un médecin, d'avoir des analyses sanguines régulières. Le médecin est aussi là pour adapter la dose. Donc moi, j'ai augmenté progressivement la dose. La dose la plus forte ne m'a pas du tout convenu. Donc moi, je suis sous Wegovy, ça ne m’a pas du tout convenu. J'étais complètement crevée. Là, c'était trop fort et je n'avais pas de perte de poids supplémentaire. Donc on est repassé à la dose plus faible. Mais ça, c'est important d'avoir un bon dialogue avec le médecin.
Écoute, c'est vraiment magique parce que ça supprime toutes les envies de bouffe. Je pense que c'est pas... Comment dire ? Ça ne règle pas les problèmes qu'on peut avoir de TCA, de mauvaises relations à la nourriture, etc. Clairement. Mais ça aide énormément dans la mesure où tu as une sensation de satiété très rapide, donc tu manges beaucoup moins en quantité.
Certains aliments sont plus du tout possibles. Par exemple, j'ai un dégoût complet de l'alcool et ça me rend malade. En fait, si je prends un verre de vin ou de champagne, ça me donne mal au ventre. C'est le cas aussi sur des produits trop gras ou trop sucrés. Voilà, tu es quand même assez naturellement encouragée à manger sainement. Et même si tu manges des choses plus riches, de toute façon, tu vas être extrêmement inapte sur les quantités puisque très rapidement, tu n'as plus faim.
Je pense que ce produit marche bien si on le fait sous deux ou trois conditions, je dirais. La première condition, c'est bien sûr un suivi médical. Il ne faut pas aller voir un médecin qui vous prescrit et puis il ne se passe plus rien. Moi je vois mon médecin une fois par mois, on fait le point sur les doses, sur comment je me sens, sur éventuellement de la supplémentation en vitamines, etc. La deuxième chose très importante, c'est le sport, évidemment, mais ça, c'est valable dans toutes les pertes de poids [...] Ça permet de se sentir mieux dans sa tête, d'avoir une meilleure humeur, etc.
Et le troisième élément très important, c'est de quand même bien réfléchir à sa relation à la nourriture. Évidemment, le travail qu'on a fait ensemble, Johanne, a été très utile pour moi. Et je pense que tout ça, ce sont des pièces du puzzle de ma guérison. Et l'Ozempic te permet, si tu veux, de mettre ça en œuvre. Donc moi, je sais repérer les moments où la nourriture est une compensation, où la nourriture est un moyen de gérer mes émotions. J'ai su repérer aussi dans ma vie ce qui n'allait pas et ce qui pouvait produire cette mauvaise relation à la nourriture ou éventuellement un peu des crises d'hyperphagie. Mais néanmoins, c'est aussi des mécanismes physiologiques et ça, c'est très difficile de lutter.
Et en fait, le GLP-1, ce qui aide bien, c'est que ça te dit que ce n'est pas de ta faute, que c'est un phénomène physiologique, que c'est aussi un phénomène hormonal, que tu as effectivement détraqué ton métabolisme pour plein de raisons : problèmes de santé, problèmes psychologiques, culture des régimes, etc. Moi, je sais très bien comment, n'étant pas du tout obèse d'enfant et plutôt sportive et mince, je me suis retrouvée avec 30 kilos de trop. Je sais très bien comment je suis arrivée à cet état.
Donc, le GLP-1 est une aide absolument indispensable et précieuse. Moi, clairement, je sais que j'aurais eu beaucoup de mal à perdre du poids sans ça. Mais bien sûr, ça ne dispense pas de tout le travail à côté. Moi, j'attends tranquillement d'aller au bout. Je sais que j'ai encore probablement encore un an d'amaigrissement. Je sais aussi que je vais le prendre encore longtemps. Donc, je ne vais pas du tout arrêter maintenant et je me prépare à avoir une dose d'entretien pendant au moins un an ou deux, voire plus. Ça dépendra vraiment de comment je me sens.
Moi, quand j'échange un peu sur les forums, je me rends compte qu'il y a des gens qui arrêtent et qui ne reprennent pas. Il y a des gens qui arrêtent et qui se remettent sous traitement. Et il y en a qui n'arrêtent pas. Et notamment aux États-Unis, il y a beaucoup de gens qui sont en microdosing (des doses d'entretien qui permettent de maintenir les effets). Sachant que moi, j'ai aussi quand même des pathologies associées comme l'hypertension. Pour le moment, mon hypertension n'a pas diminué, mais j'espère à terme pouvoir arrêter mon traitement et retrouver une tension normale. Donc, je m'étais préparée à prendre des médicaments contre l'hypertension toute ma vie. Donc ça ne me choque pas que peut-être pendant 5 à 10 ans, je sois sous ce traitement.
Pour moi, le risque-bénéfice est hautement positif. Je pense que c'est une vraie révolution. Je pense que ça ne doit bien sûr pas diminuer les autres éléments de prise de conscience de sa relation à la nourriture, de manger équilibré, de faire du sport, etc. Mais pour le moment, c'est la seule chose efficace qui a fonctionné sur moi.
Et surtout, la chose qui est la plus extraordinaire, c'est la suppression de ce que les Américains appellent le “food noise”. Je pense que c'est difficile à traduire, mais je pense que c'est un vrai... C'est le bruit de la bouffe, c'est-à-dire cette obsession en permanence, penser à “Qu'est-ce que je vais manger à midi ?”. Dans la tête, j'ai l'image d'un sandwich au fromage ou d'un carré de chocolat ou d'un paquet de gâteaux qui s'affiche. Ça, c'est terminé. Tu peux passer une journée entière, deux journées entières, une semaine entière, sans avoir la nourriture comme objectif. Franchement, c'est magique et c'est une libération pour énormément de gens ».
Le témoignage de Mathilde Danjou, diététicienne spécialisée en TCA dans le Grand Est
« Moi, au cabinet, beaucoup de patientes viennent consulter pour diverses raisons. Ça va être au niveau des parcours PMA, généralement, SOPK, et plus largement, des fringales qui ne sont pas régulées au fur et à mesure des années, avec toujours ce discours un peu magique des nouveaux traitements médicamenteux de l'obésité avec les antidiabétiques oraux qui permettent une perte de poids boostée quand, justement, que, toutes les mesures diètes ne suffisent pas.
Malheureusement, moi, ce que je constate dans cette patientèle, justement, qui vient me consulter pour ça, c'est que souvent, il y a un manque de suivi. Si les médecins derrière ne préviennent pas les patientes que le suivi diet (et même parfois psychologique) doit être complémentaire à cette prise médicamenteuse, beaucoup de patients reprennent leur kilo après l'arrêt du traitement. Parce que comme ces traitements viennent couper la sensation de faim (ce qui donc vient diminuer les fringales et donc diminuer les symptômes de type hyperphagie), si la base du problème n'a pas été approfondie et solutionnée, les fringales reviennent par la suite.
Je pense qu’on ne le redira jamais assez : le poids c’est vraiment tout ce qu’il y a autour du corps. Il n’y a pas que le corps, il y a les hormones, le sport, le stress, le sommeil, l’hydratation, la génétique, le vécu de la personne, les émotions et comment la personne vient gérer ses émotions… Et je pense qu’à mon sens, il faut prendre le poids dans sa globalité, au risque de faire l’effet yo-yo avec toute la culpabilité, la frustration et la démotivation que ça va induire chez la patiente.
Je pense que ça peut donner un effet motivant, un effet coup de boost, une relance dans la perte de poids… Mais à mon sens ce n’est pas une solution miracle et durable. Je suis pour quand toutes les solutions ont été explorées, et que la patiente veut vraiment éviter la chirurgie bariatrique par exemple, ou qu’un coup de pouce est bienvenu, mais pas systématiquement et pas en première intention ».
Pourquoi les analogues du GLP-1 ne sont pas une solution miracle pour maigrir ?
En lisant les témoignages que j’ai partagés avec toi ainsi que toutes les informations que je t’ai données, je pense que tu l’auras compris : les analogues du GLP-1 ne sont ni une solution miracle ni une garantie de perte de poids durable à eux seuls.
Certes, ils remplissent bien leur fonction : ils réduisent la faim, ralentissent la digestion et diminuent les pensées obsessionnelles autour de la nourriture. Ils permettent une perte de poids réelle et documentée. Mais ça fonctionne… tant que tu prends le traitement dans les conditions qu’il faut.
Si tu arrêtes le médicament, la faim revient. Les envies de bouffe reviennent. Les pensées obsessionnelles autour de la nourriture reviennent aussi. Et avec elles, certains anciens comportements automatiques peuvent refaire surface, parce que rien n'a changé en profondeur dans ta relation à la nourriture.
Parce que si tu manges lorsque tu es stressée, si tu te jettes sur le chocolat après une journée où tu as encore dit oui alors que tu voulais dire non, si tu compenses chaque frustration par de la nourriture, si tu passes ton temps à culpabiliser après avoir mangé… ton problème n’est peut-être pas simplement que tu as « trop faim ».
Bien souvent, le fond du problème et les VRAIES raisons qui te poussent à trop manger, ce sont des choses qui n'ont rien à voir avec la nourriture :
une incapacité à mettre des limites ;
une envie de faire toujours plaisir aux autres ;
une hypervigilance permanente ;
une forme de perfectionnisme complètement toxique ;
etc.
Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que les analogues du GLP-1 peuvent :
Réduire la faim, sans t'apprendre à écouter ton corps.
Diminuer tes envies de nourriture, sans t'apprendre à identifier ce qui déclenche tes compulsions et ce qui explique ta prise de poids émotionnelle.
Rendre les aliments beaucoup moins envahissants dans ta tête, sans travailler sur la raison pour laquelle tu avais besoin qu'ils soient aussi présents.
Modifier ton comportement alimentaire, sans forcément modifier les mécanismes psychologiques qui se trouvaient derrière ce comportement.
❌ Aucun médicament ne peut remplacer le travail sur les peurs, les injonctions et les croyances à l’origine de ta relation toxique à la nourriture, ta culpabilité alimentaire, ta difficulté à gérer tes émotions autrement qu’en mangeant, ton estime de toi fragilisée par ce que tu as traversé, ton incapacité à poser des limites et à trouver ta place parmi les autres…
Et même si ta situation médicale exige que tu doives faire appel à un aGLP-1 pour perdre du poids, ce travail-là reste pertinent. Parce que le véritable objectif ne devrait pas être uniquement de faire descendre les chiffres sur ta balance, mais surtout de retrouver une relation plus apaisée avec la nourriture et avec ton corps pour ne plus jamais avoir à te battre contre toi-même comme tu le fais depuis des années.
✨ Tu as envie de réaliser ce travail de fond pour faire la paix avec ton corps et la nourriture, retrouver confiance en toi et te libérer de l’alimentation émotionnelle compulsive ?
Je t’invite à rejoindre « Déjeuner en Paix » (DEP), un coaching intensif de 3 mois que j’encadre personnellement et qui a déjà changé la vie de plus de 500 femmes depuis sa création en 2020.
Pendant ces 3 mois d’accompagnement, on ne va pas juste parler de nourriture ou essayer d’apprendre à « retrouver le contrôle » de ton alimentation. On va surtout chercher à comprendre ce que la nourriture essaie d’apaiser chez toi, pourquoi tu manges tes émotions, ce qui t’empêche aujourd’hui de perdre du poids malgré toute ta bonne volonté et tes efforts…
Le programme DEP te donne accès à :
Une plateforme pédagogique en ligne accessible 24 h/24 depuis ton smartphone ou ton ordinateur, avec des modules vidéo, des exercices pratiques et des outils concrets pour comprendre et transformer ton comportement alimentaire.
Des séances de coaching hebdomadaires en groupe pour approfondir les concepts, répondre à tes questions et avancer ensemble sur tes difficultés du moment.
Une communauté privée d’entraide où tu peux partager librement ce que tu traverses, demander du soutien et célébrer tes victoires avec d’autres femmes qui te comprennent vraiment.
Clique sur le bouton ci-dessous pour découvrir tout ce que le programme DEP peut t’apporter, ainsi que les témoignages des participantes qui ont vécu une véritable transformation. Et si tu veux être informée de l’ouverture de la prochaine session, rejoins dès maintenant la liste d’attente :
Cet article de blog est un contenu pédagogique qui ne vise pas à diagnostiquer, traiter ou remplacer un suivi médical ou thérapeutique. Il ne constitue pas un avis médical ou nutritionnel. Si tu souffres de troubles physiques, mentaux ou alimentaires graves, il est essentiel de consulter un professionnel de santé.